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Ces itinéraires locaux peuvent-ils être reliés entre eux et sur quelle thématique ?

Ces itinéraires ont des caractéristiques communes compte tenu du fait qu’ils sont mis en œuvre suivant une méthodologie précise, répondant à des exigences communes. La signalétique et l’interprétation font qu’ils sont identifiables et de fait associés les uns aux autres. La charte de bonne pratique qui engage l’ensemble des acteurs autour de cet outil de valorisation est également un élément fort de ce lien entre les différents territoires et les différentes boucles constituées.

Les thématiques privilégiées sont quant à elles étroitement liées aux territoires et à ses spécificités. L’Office de l’Environnement qui a initié et développé en Corse ce type d’initiative a fait le choix de ne pas imposer de thématiques précises. Cela aurait été difficile et aurait pour sûr généré une certaine artificialité. Les paysages urbains et naturels, la culture et l’histoire présentent un certain nombre de particularismes d’une microrégion à l’autre, qu’imposer des thèmes aurait gêné la cohérence. Rappelons que l’objectif premier de la démarche est de valoriser les ressources locales. Il est donc impératif de partir du local, des données objectives des territoires et des représentations que s’en font les acteurs qui les gèrent et les animent.

Qui assure la Maîtrise d’ouvrage des travaux ?

Les communes ou groupement de communes assurent la maîtrise d’ouvrage des travaux. Elles sont assistées par les experts des « Sentiers du Patrimoine » conventionnés par l’OEC. Les communes restent au niveau local, les responsables de la bonne mise en œuvre des itinéraires et de leur bonne praticabilité.

Quels sont les Engagements pris en matière d’entretien de l’itinéraire, de mise en place d’actions de formation, d’animation, de créations d’activités ?

Les communes sur le territoire desquelles sont développés les itinéraires de valorisation ont en charge l’entretien des circuits (cheminements et biens patrimoniaux) de façon à permettre leur praticabilité permanente, dans des conditions de visite et de sécurité optimales.

Dans le même temps, des expérimentations dans les domaines de la formation ou dans la création d’événementiels doivent être imaginés et engagés autour de ces itinéraires nouvellement créés. Ces actions doivent être à engagées autant que faire se peut, à l’endroit d’un public varié, sur des thématiques en lien avec les territoires et les enjeux d’un développement équilibré et adapté. La valeur culturelle des lieux et l’idée de transmission des savoirs, savoir-être et savoir-faire doit également être au cœur des dispositifs mis en œuvre.

Un itinéraire local de valorisation, comment ça se gère ?

Quel est le rôle de l'OEC dans la coordination des itinéraires locaux ?

L’OEC est l’instance qui a défini cette démarche de valorisation du patrimoine. A ce titre, il en assure la promotion et la coordination, veillant ainsi à ce que les projets développés s’insèrent parfaitement dans la stratégie proposée. Ainsi, pour assurer la cohérence du dispositif, le partenaire ACCESSIT procède :

  • A la définition et à la diffusion de la méthode : le partenaire OEC coordonne la création des itinéraires locaux en premier lieu en proposant une méthode de valorisation ainsi qu’un dispositif de signalétique et d’interprétation spécifique.
  • Au choix des sites de projet : chaque site pilote est choisi par l’OEC sur la base d’un appel à candidature, en fonction de son potentiel patrimonial et des hypothèses de valorisation suggérées par les porteurs de projets locaux.
  • Au conventionnement des experts : pour la structuration et le suivi des opérations locales de valorisation, le partenaire ACCESSIT active un groupe d’experts en aménagement (architecte, paysagistes, conducteur de travaux, etc) et développement (agent de développement, web concepteur, etc) pour mener l’ensemble des études préalables, la définition des tracés des itinéraires, assurer l’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la réalisation des cahiers des charges (prescriptions en matière de techniques et de matériaux) à destination des entreprises, sur le suivi des travaux et l’évaluation du projet.
  • A la validation des projets : au terme des travaux, l’OEC a en charge la validation des circuits créés. C’est lui qui délivre la labellisation « Sentiers du Patrimoine » reconnaissant la qualité des interventions et l’originalité du parcours.
  • Au financement des projets : à travers le FEADER, l’OEC peut investir dans les territoires et promouvoir la création d’itinéraires de valorisation.
  • A l’évaluation des itinéraires créés : l’OEC mène régulièrement une évaluation des sentiers ouverts au public au regard des principes formulés dans la charte de bonne conduite qui engage les différents acteurs porteurs et bénéficiaires du projet. Il cherche également à mesurer les retombées directes et indirectes que génèrent les projets.
  • A la promotion des projets au niveau régional : Le partenaire ACCESSIT en charge de ce programme de valorisation apporte un soutien aux communes dans des actions de promotion des itinéraires. Il donne en outre de la visibilité aux sites de projets en promouvant à l’échelle régionale, le maillage du territoire par le dispositif des « Sentiers du Patrimoine ». Enfin, il le défend à l’échelon transfrontalier.

De quels moyens dispose l'OEC pour assurer cette coordination ?

Le partenaire en charge de la structuration des itinéraires locaux peut assurer la coordination des projets de création des itinéraires à partir de la réunion de quatre conditions :

  • l’existence de critères objectifs pour la sélection des sites pilotes ;
  • la mobilisation d’acteurs reconnus et pouvant se prévaloir d’une bonne connaissance des territoires ;
  • l’implication des élus et des institutions ;
  • un processus de validation et d’évaluation opérant ;

Un itinéraire local de valorisation face aux critères du Comité scientifique

Dans quelle mesure les itinéraires envisagés ou développés répondent-ils aux critères du Comité scientifique ?

Les itinéraires développés répondent à des critères objectifs qui permettent d’assurer la durabilité du dispositif et des éléments remarquables du site. Ils respectent ainsi :

Les critères de « structuration du projet » : Le patrimoine commun du territoire concerné par le projet a fait l’objet d’une analyse, d’une hiérarchisation et d’une sélection avant de subir un traitement qualitatif et d’être mis en système et proposé à la découverte du public. Le tracé envisagé tient compte de la valeur des biens naturels ou bâti, des difficultés d’accessibilité et des conditions de sécurité pour les pratiquants. Il tient compte également des faisabilités techniques des projets.

Les critères sociaux : L’itinéraire constitué se fonde sur des récits, sur la mémoire locale afin de retranscrire avec fidélité l’esprit des lieux, son identité. Dans le même sens, les aménagements projetés et réalisés mobilisent des techniques et savoir-faire traditionnels. Au terme de sa mise en œuvre, le projet développé entend devenir un lieu fédérateur, un lieu de rencontre, de transmission et de cohésion. Un lieu où les habitants se réapproprient leur territoire. Il doit susciter un sentiment d’appartenance. Pour les acteurs économiques et institutionnels, il doit servir de fondement à d’autres actions de valorisation et de développement.

Les critères environnementaux : Le recours à des matériaux prélevés localement est totalement privilégié de façon à limiter l’empreinte carbone du projet et d’autre part, à intégrer au mieux, le projet dans son environnement immédiat. Cela évite en effet une dégradation des paysages bâtis et naturels. Le choix de constituer des itinéraires pédestres participent dans une autre dimension au respect des critères environnementaux posés par le Comité Scientifique. Par ailleurs, le projet veille à réaliser des aménagements qui ne gênent pas les continuités écologiques, ne dénaturent pas le site, n’entravent pas le bon écoulement des eaux de pluie, évitent les glissements de terrain, etc. Il assure également la restauration des biens à l’abandon ou en péril.

Les critères économiques : Naturellement, le projet doit créer une dynamique locale positive. Servir de carte de visite au territoire et lui assurer ainsi des recettes directes et/ou indirectes. En cours de réalisation, le projet cherche à recourir aux entreprises locales, à favoriser l’implantation sur le territoire de nouvelles entités économiques, voire l’insertion professionnelle ou la découverte de vocation. Au terme de sa structuration, il se présente comme un outil touristique qui doit capter à ce titre des populations nouvelles, itinérantes. Il se présente également comme un outil culturel à partir duquel vont pouvoir s’organiser des manifestations et donner ainsi de la visibilité à des artisans, à des artistes et à toute autre personnalité locale. Il peut de fait constituer outil de promotion du territoire, de ses forces vives et de ses productions.

Au regard des critères proposés par le Comité Scientifique d’intégration au Grand Itinéraire, existe-t-il des documents contractuels entre l'OEC et les responsables des itinéraires locaux de type Charte, Convention ?

Une charte de bonne conduite existe. Elle atteste de l’engagement réciproque des acteurs institutionnels (Région, Communes) et des utilisateurs des parcours pour faire vivre le projet et le pérenniser dans le temps. Des conventions sont par ailleurs signées avec des techniciens, des artisans, des organismes de formations et des spécialistes en communication pour assurer la définition et la mise en œuvre du projet le plus adapté aux territoires et à ses exigences. Les itinéraires proposés sont alors une construction commune qui valorise à la fois le patrimoine local et les forces vives d’un même territoire. C’est un projet structurant et des documents officiels témoignent de ces partenariats et du consensus qui s’opère autour de la stratégie des « Sentiers du Patrimoine ».

Cet article provient du site de Sentiers du patrimoine - Office de l'Environnement de la Corse
http://www.sentiers-patrimoine-corse.fr/index.php